Fashion police : le kilim ne fait pas la hippie


Kilim
Ce matin, sur le chemin du bureau, j’ai
croisé une fille enroulée dans un tapis. Ce n’était pas une SDF. Non, c’était une fille qui pensait être à la mode. Elle avait choisi d’opter pour un look qui se voulait
un brin hippie tendance ethnique et avait vraisemblablement piqué le tapis de sa grand-mère pour s’en faire un poncho. Bonne idée, le poncho. Moi-même, j’en ai deux que je
ressors à toute bonne occasion. Mais voilà : le poncho se doit d’être un vrai poncho au risque de passer pour une hurluberlu et de rater son effet.

A vrai dire, je remarque qu’en ce moment (serait-ce l’un des effets secondaires nocifs d’une météo toute chamboulée..?) les filles ont une propension certaine à l’innovation incontrôlée dans leur
façon de s’habiller. Non que l’innovation soit une mauvaise chose en soi, bien au contraire. En revanche, elle n’est pas toujours pour le bien de tous, surtout pas pour celui de mes yeux
qui ont mal devant tant d’hérésie fashion
.

A toutes celles qui auraient envie de se concocter un style développement durable, sachez que le kilim est exclusivement réservé au parquet de mamie Gertrude et que toute
utilisation fashion sera impitoyablement sanctionnée par la police du style
(inutile de vous dire que la criminelle de ce matin a eu une chance d’enfer que je n’aie pas eu mon appareil
photo à portée de main). Oui à la singularité, au style personnel, voire très personnel (quoique, faut pas exabuser non plus), non au jeté de vieilleries sur le dos pour “faire genre”.