Chaque année, c’est la même chose : les magazines féminins nous abreuvent de solutions diverses et variées pour tailler, élaguer, couper, arracher, ratiboiser. Non, il ne s’agit pas de s’attaquer au jardin (quoique…), mais à un autre type de forêt vierge (ou pas). Le maillot n’est pas loin et outre les sempiternels trois kilos à perdre, il y a cette thématique récurrente : êtes-vous plutôt ticket de métro ou vintage 70s ? Durant des années, les hommes ont échappé à ce phénomène estival de la tonte saisonnière. Et puis… et puis les femmes en ont eu marre de devoir se trimbaler avec du fil dentaire au cas où la soirée se fasse plus chaude que prévue (comment ça, vous voulez un dessin ?). Leurs revendications sur l’égalité des sexes jusque dans le débroussaillage sub-ceinture ont donné naissance à un nouveau vocabulaire très imagé. Ainsi est né le manscaping

Manscaping : une définition

“A term used to define male grooming below the belt. A male can use both an electric razor or a regular razor. A Mach 3 is preferable with the ladies on the testicular area. No female likes to deal with hairy balls, so men must education themselves on proper manscaping and maintenance techniques” (Urban Dictionary)

Pour résumé et en français : c’est une pratique qui consiste à désherber sous la ceinture de ces messieurs.

Voilà pour la définition.

Un terre de contrastes (et de controverse)

Pourtant, les réfractaires sont nombreux, appréciant un abricot “dépoilé” mais refusant de se soumettre à la tondeuse ou au rasoir. Egalité des sexes (au sens propre, entendez bien), mon c.. ! Il faut dire que les hommes sont attachés à leur toison. Ça doit leur tenir chaud l’hiver. Mais… et l’été alors ? Là n’est donc pas la question… Cherchons plus avant les raisons de cet attachement si particulier à des phanères qu’ils dénigrent volontiers chez la gent féminine… Peut-être est-ce tout simplement la symbolique qui les motive : souvenez-vous de ce premier poil apparu, comme une preuve de virilité toute neuve… Et bien voilà : même des années après l’adolescence et ses premiers émois physiques (“j’ai un poil au menton, un autre dans le caleçon, chuis un homme maintenant !”), l’homme a besoin d’être rassuré et sa toison d’or (ou d’ébène) le réconforte, un peu comme un doudou qu’il peut trimbaler partout sans qu’on se foute de sa gueule…

Les mâles alpha ont cependant tendance à oublier un point essentiel du manscaping : l’effet allongeant. Car, plus on élague, plus le bambou paraît grand (tiens, peut-être que ça explique certaines certitudes de la part de ces messieurs : ça s’appelle un effet trompe-l’œil). Notez également l’attrait des femmes pour les espaces entretenus. C’est dans notre éducation plutôt que dans nos gènes (malgré les dires de certains hommes prompts à tomber dans le cliché) : on nous a dressées à la propreté depuis l’époque où les rayons des magasins de jouets ont commencé à nous proposer des aspirateurs factices. Ne vous étonnez donc pas qu’une zone en friche nous donne un haut-le-cœur.

Le manscaping en quatre étapes

Les bons réflexes à adopter ne sont pourtant pas si compliqués :

  • arborer une toison domptée (c’est-à-dire qui ne déborde pas)
  • élaguer dans le sens du poil (pour que ça reste doux au toucher)
  • entretenir régulièrement (pour ne pas décevoir à la repousse)
  • arroser ponctuellement (on vous avait bien dit que les zones nettes émoustillent les femmes : voici donc la conséquence directe de vos efforts)

A vos tondeuses… prêts ? Coupez !